MaSmartHome

Vivre de nouvelles
expériences chez soi

Le challenge

Partir d’une feuille totalement blanche, sans usage de référence, sans donnée sur les pratiques sur lesquels nous baser pour concevoir. Un challenge de conception où la technologie peut vite prendre le dessus.

Notre approche

Nous avons décidé de prendre du recul et de repenser au concept même de la maison. Nous avons ainsi beaucoup écrit et partagé entres designers, développeurs et avec les deux fondateurs de masmarthome.

Le contexte

Au-delà de son aspect fonctionnel, la maison a toujours eu une dimension sociale très puissante. C’est un statut social, un lieu d’expérience, un recueil de souvenirs. Depuis toujours, nous cherchons à façonner notre maison à notre image. Notre lieu de vie est une extension de l’individu. La maison est presque une matière qui s’adapte et évolue en fonction de son écosystème dans lequel l’humain est sa matière vive. Cette idée est sur le point de se renforcer avec la montée en puissance de la maison connectée. Nous sommes sur le point d’inverser les rôles entre l’individu et la maison. Demain, c’est notre maison qui va s’adapter à nous et non l’inverse. L’enjeu des objets connectés, c’est d’offrir un cerveau à notre maison. Un système qui lui permette d’apprendre comment nous vivons et qui s’adapte à nos usages, nos routines. C’est ainsi que la maison va passer d’un mode passif à un mode actif. Un élément mouvant et évolutif. Notre maison pourra prendre des initiatives pour nous faciliter la vie et l’enrichir en nous proposant de véritables expériences de vie. Comme nous le ferions avec un concierge, nous pourrons interagir de façon fluide et naturelle avec elle. La maison va passer de l’état d’objet à celui d’être vivant, au moins au sens conceptuel du terme. Mais pour l’heure, la problématiques clé des objets connectés, c’est justement leur interconnexion, ou comment faire communiquer des objets qui parlent des langages différents. C’est là l’enjeu majeur de la maison connectée.

Une problématique en plein essor

La maison connectée n’en est encore qu’à ses débuts. Les premiers utilisateurs de l’habitat intelligent restent un public assez « geek ». L’ambition de MaSmartHome est justement de démocratiser l’usage de la maison connectée. Pour s’insérer dans le marché de façon plus fluide, ils ont décidé de s’allier aux promoteurs immobiliers pour distribuer leur plateforme. Les professionnels de l’immobilier offrent ainsi aux futurs propriétaires la possibilité de configurer la maison connectée de leurs rêves en amont de la construction à travers un configurateur. La startup MaSmartHome s’occupe ensuite de l’installation des équipements et propose une application de gestion de la maison une fois le matériel installé. In fine, nous avons dû répondre à deux besoins distincts : construire un configurateur permettant de choisir les bons objets en fonction du profil des futurs propriétaires et, concevoir une plateforme de gestion simple et intuitive.

Reposer le problème

Le sujet de la maison connectée et l’univers de la domotique sont aujourd’hui encore très flous. Le marché n’est pas « mûr » et le besoin en pédagogie est encore très fort, autant du côté des promoteurs que des utilisateurs finaux. Il n’y a pas encore d’usage de référence et d’habitudes sur lesquels nous baser pour concevoir. Il a donc fallu imaginer le service et son fonctionnement dans la globalité avec une problématique: Comment faire émerger des usages sans perturber le flux naturel des utilisateurs ?

 

 

Lorsque nous abordons un projet dans lequel la technologie est prédominante, notre commençons par nous focaliser dessus. La technologie n’est certes qu’un moyen, mais, avant de se lancer à corps perdu dans la conception d’un outil, nous avons d’abord reposé les contraintes.

L’objet au service de l’expérience.

Nous avons décidé de prendre du recul et de repenser au concept même de la maison. Nous avons ainsi beaucoup écrit et partagé entres designers, développeurs et les deux fondateurs de masmarthome. Nous en avons conclu que la façon la plus naturelle de configurer une maison connectée, serait de partir de la volonté de créer une expérience : je veux me réveiller dans telle ambiance, je veux créer une atmosphère « cocooning »,  je souhaite créer un climat festif pour recevoir mes amis, etc.

Une maison est avant tout un lieu de vie, un lieu d’expériences dans lequel l’utilisateur construit ses routines, son histoire et ses souvenirs.

Bon, enfin… là c’est un peu « hardcore » comme expérience !

 

Configuration d’un scénario

L’utilisateur sélectionne un scénario composés d’objets pré-définis pour créer l’ambiance souhaitée. Notre volonté était que la technique disparaisse au profit de l’expérience. Au delà d’un usage plus fluide et naturel, ce principe permet de raisonner en logique de store. Les utilisateurs peuvent sélectionner des éléments d’expériences pour configurer leur maison. Du thème « cocooning », en passant par « la cuisine » ou encore « les soirées », les possibilités sont infinies. Cette réflexion nous a mené à repenser un business model très puissant pour MaSmartHome.

L’interface de configuration

Nous avons ensuite conçu l’interface de configuration avec toute cette logique de store ainsi que l’interface de configuration en amont de l’achat de la maison. La première étape du parcours utilisateur consiste à définir l’ensemble des objets connectés que je souhaite installer dans ma maison. A ce stade, c’est souvent le conseiller immobilier qui définit le besoin, apporte un conseil et propose un devis à l’issue d’un entretien.

 

 

Voici Tom le « chatbot » de masmarthome.
Nous avons créé Tom, le « chatbot » de MaSmartHome.

 

Pour appuyer le travail des promoteurs, nous avons conçu une sorte de « chatbot » qui permet, à travers des séries de questions prédéfinies, de cerner le profil des utilisateurs pour leur proposer un matériel adapté pour leur future maison. A travers le chat, nous voulions donner à l’utilisateur l’impression d’une conversation qu’il pourrait retrouver dans une relation physique. La construction d’une maison est un projet ambitieux qui nécessite une relation sociale forte de confiance. Cette notion de chat, malgré toutes les limites que cela suppose, offre une expérience beaucoup plus interactive qu’un simple formulaire.

Bonjour comment allez-vous aujourd’hui ?

Merci, c’est cool de pouvoir converser ensemble 🙂

La gestion des scénarios

Une fois l’installation des objets dans la maison effectuée, l’utilisateur doit pouvoir gérer l’ensemble des scénarios de sa maison. Nous avons donc conçu une interface de gestion. Nous avons fait de nombreux allers-retours pour simplifier l’interface et prendre en compte à la fois l’aspect technique et l’expérience de l’utilisateur. Nous avons souvent pris le parti de limiter les fonctionnalités pour offrir un cadre simple aux utilisateurs. En effet, nous avons gardé à l’esprit que nous sommes sur des usages nouveaux, et qu’ainsi, il est essentiel que les usages aient commencé à être intégrés par les utilisateurs avant d’ajouter de la complexité dans le service.

Nous nous sommes projetés pour anticiper les évolutions de demain et permettre la montée en puissance des fonctionnalités au même rythme que l’apprentissage des utilisateurs. Aujourd’hui, nous sommes sur le point de tester notre concept auprès d’utilisateurs réels avant de lancer la phase de développement. Nous sommes néanmoins certains que la conception de l’interface va encore évoluer au-delà de notre première version. Notre intérêt est de rester proches de la communauté des utilisateurs pour comprendre ses nouveaux usages. La maison connectée n’en n’est qu’à ses début et nous devrons être très réactifs pour adapter notre design à son évolution.

Ce que nous avons appris

Nous sommes toujours surpris de constater que la réflexion sur une interface amène presque systématiquement à interroger la dimension la plus stratégique du projet. MaSmartHome voulait designer un configurateur et un business model beaucoup plus prometteur a émergé naturellement lors de la conception.

Dans le cadre d’Évolt, nous avons besoin de comprendre l’essence même du projet et sa dimension la plus stratégique pour concevoir une interface qui ait du sens pour les utilisateurs. La simplicité d’une interface ne naît pas simplement de quelques règles d’ergonomie comme on le pense trop souvent. C’est un savant mélange de compétences qui fait émerger une interface de qualité. C’est là la force d’un concepteur.